Avis pour les Enfants. 305
CHAPITRE XXVII.
Avis pour Us Enfants.
§ 377. Î.J Es maladies des enfants & tout cequi regarde leur fanté, font des objets quiont été généralement trop négligés par lesMédecins, & dont on a confié trop long-temps la direction aux perfonnes les moinspropres à s’en charger. Leur lànté eft cepen-dant bien importante ; il faut les conferverfi l’on veut avoir des hommes , & leur mé-decine eft fufceptible d’un plus grand degréde perfeCtion qu’on ne le croit ordinairement.’elle a même un avantage fur celle des ,■ ê-tes , c’eft que l’on ne trouve pas des com-plications de maux aufti fréquentes.
L’on dit qu’ils ne lavent pas le faire en-tendre ; cela eft vrai jufqu’à un certain point,mais cela ne l’eft pas exactement ; & s’ils neparlent pas notre langage, ils en ont un qu’ilfaut étudier. Chaque maladie a proprementle lien , qu’un Médecin attentif apprend ; ildoit donner tous fes foins à comprendre ce-lui des enfants, & à en profiter pour per-fectionner les moyens de les rendre fains &vigoureux, & de les guérir des différents mauxauxquels ils font expofés. Je ne me propofepoint de remplir cette tâche actuellement danstout le détail qu’il exigerait ; mais j’indique-rai les principales caufes de leurs maux, ôï