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Tome Second (1770)
Entstehung
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311
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des Enfants. 3x1mence par le vifage , les oreilles , le der-rière de la tête, (on évite la fontanelle, (æ),le col, les reins , tout le corps, les cuiues,les jambes, les bras, en un mot par-tout.Cette méthode ufitée il y a tant de lîecles,& pratiquée de nos jours par plufieurs peu-ples qui s’en trouvent très-bien , paraîtra ré-voltante à nombre de meres, elles croironttuer leurs enfants, & elles n’auront point lecoùrage , fur-tout de réfifler aux cris qu’ilsfont Ibuvcnt les premières fois qu’on les lave :mais fi elles les aiment véritablement, ellesne peuvent pas leur donner une marque plusréelle de cette tendreffe, qu’en furmontaiàt,en leur faveur, cette répugnance.

Les enfants foibles font ceux qui ont leplus beioin d’être lavés; (£) les très-robufiespeuvent s’en pafier, & l’on ne peut croire,qu’après l’avoir vu fouvent, combien cetteméthode , contribue à leur donner promp-tement des forces. J’ai le plaifir de voir, de-puis que j’ai cherché à l’introduire ici, que plu-fieurs meres, les plus tendres & les plus rai-i'onnables, l’ont employée avec le plus grandfuccès. Les fages-femmes, qui en ont été lestémoins, les nourrices & les filles d’enfants,qui en ont été les exécuteurs, la répandent ;6 i fi elle peut devenir générale, comme tout

(a) C’eft cet efpace au-delTus de la tête, danslequel on lent que les os ne font pas encore réunis.

(t) Il y a cependant un degré de foiblellé quidoit l'empêcher ; c’eft quand l’enfant a befoin dechaleur; de cordiaux, de frictions, pour ne pas pé-rir de foibleffe; car dans ces drconftances, le la-vage lui îniiron.