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Tome Second (1770)
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310
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310 Maladiespremiers foins qu’exige leur enfance , c’eftcelui de les laver, d’abord pour les décrat-fer, enfuite pour les fortifier.

Du Lavage des Enfants.

§ 384. Tout le corps de l’enfant qui naît,eft couvert d’une craffe qui vient de la li-queur dans laquelle il a vécu. Il eft impor-tant de l’en délivrer d’abord ; ôc il n’y a riend’aufli bon que le mélange d’un tiers de vinavec deux tiers d’eau : le vin pur efl dan-gereux. On peut réitérer ce lavage quelquesjours de fuite ; mais c’eft une très-mauvaifecoutume que de continuer à les laver ainfitièdement, & l’on en augmente le danger,fi l’on met du beurre , comme on ne le faitque trop fouvent, dans l’eau 6c le vin qu’on em-ploie. Si cette crade paraît gluante & épaifte,il faut fe fervir d’une décoâion de camomille,avec la grofleur d’une noifette de favon. Labafe de la fanté, c’eft la régularité avec la-quelle fe fait la tranfpiration : pour obtenircette régularité , il faut fortifier la peau ; 6Cles lavages tiedes l’affoiblifTent. Quand ellea la force néceftaire, elle fait toujours fes fonc-tions , & la tranfpiration ne fe dérange pasà tous les changements de temps. L’on nedoit donc rien négliger pour la mettre danscet état ; & pour parvenir à ce point impor-tant , il faut laver les enfants, peu de joursaprès leur naillance , avec de l’eau froide ,telle qu’on l’apporte de la fontaine.

On fe fert d’une éponge , 6c l’on com-