294 Les Réglés.
fait fouvent boire pour les guérir, fuffiroientpour les jetter clans cette maladie, en augmen-tant le relâchement des fibres, qui en eft lapremière caufe. Si l’on veut boire fur quel-ques herbes, qu’on boive froid. La meilleureboiffon pour elles, c’eft l’eau de forges.
3 0 .11 faut éviter les remedes chauds, âcres,& deftinés uniquement à forcer les réglés quifont fouvent des maux affreux, 6 c ne fontjamais de bièn. Ils font fur-tout d’autant pluspernicieux, que la malade eft plus jeune.
4°. Si le mal empire, il faut leur ordon-ner quelques remedes ; non point des pur-gatifs , des délayants , des bouillons d’her-bes, des fels, 6 c je ne fais combien d’autreschoies nuifibles ; mais la limaille de fer, quieft le vrai remede de ces maux. Il faut pren-dre la limaille de vrai fer, & non point celled’acier, 6c faire attention qu’elle ne foit pointrouillée ; dès qu’elle l’eft, elle n’a prefqueplus aucune efficace.
Dans les commencements du mal, & auxjeunes filles, il fuffit d’en donner quinze ouvingt grains par jour, en y joignant l’exer-cice, 6 c une diete convenable. Quand le maleft plus grave, Sç la malade moins jeune, onpeut aller hardiment jufqu’à un quart-d’once.On fait bien de joindre à la limaille, quelquesamers, ou quelques aromates, 6 c l’on trou-vera indiqués dans les N°. 54., 55. 6 c 56.,les remedes les plus utiles dans ces cas,fous la forme de poudre, de vin 6 c d’opiâte.Quand on fe propofe de déterminer les ré-glés, il faut faire ufage du vin N°, 55., qui