Les Réglés. 293
réuffit ordinairement; mais j’avertis & je fou-haite qu’on y faffe attention, que fouvent lafuppreflion eft l’effet, & non pas la caufede la maladie, & qu’il convient alors de réta-blir la fauté, & non pas de chercher à for-cer les réglés, qui, feraient à cette époquequelquefois plus nuifibles qu’utiles, & qui re-viennent naturellement quand la malade eftguérie. Leur retour doit fuivre le retour dela fanté , & ne doit ni ne peut le précéderou l’amener. Il y a des cas iùr-tout, danslefquels il feroit très-dangereux de vouloiremployer des remedes chauds ou aftifs, c’eftquand il y a de la fievre, de la toux, quel-que hémorrhagie, une grande maigreur, del’altération; il faut détruire tous ces maux avantque d’ordonner aucun remede chaud pour dé-terminer les réglés. L’on imagine, mal-à-pro-pos , que cette évacuation guérit les femmesde tous les maux, & cette erreur coûte lavie à un grand nombre.
§ 361. Pendant qu’on prend ces reme-des , il ne faut prendre aucune des chofesque j’ai déconfeillées dans les § précédents,& l’on doit en aider l’effet par le mouve-ment. Celui du char eft très-falutaire ; celuide la danfe l’eft auffi beaucoup, moyennantqu’il ne foit pas porté jufqu’à l’excès.
Quand le mal a des rechutes, on fe con-duit tout comme fi c’étoit une première at-taque.
§ 362. L’autre efpece d’oppilation, décritedans le § 354-» demande une conduite très-différente, La faignée, qui eft pernicieufe dans
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