Druckschrift 
Tome Second (1770)
Entstehung
Seite
293
Einzelbild herunterladen
 

pour les Femmes. 193fenfible aux impreffions des corps étrangers,plus aifément affeftées par les mouvementsde l’ame, & ont l’eftomac plus foible.

§ 358. Ces mêmes réglés peuvent être tropabondantes, & elles jettent dans des mala-dies très-graves, mais dont je ne parlerai pas,parce qu’elles font beaucoup moins fréquen-tes que celles qui font produites par la fup-preffion : d’ailleurs , on pourra faire ufagedans ce cas, des remedes que je donneraiplus bas, en parlant des pertes de fang quiont lieu dans la groftefte, (voyez § 365.)

§ 3 59. Enfin, lors même qu’elles font le plusrégulières, après avoir duré un certain nom-bre d’années, ( il eft rare que cela aille à trente-cinq , ) elles fmiffent naturellement & néceftfairement entre quarante & cinquante ans ;quelquefois même plutôt, rarement plus tard;& l’époque de cette ceffation eft ordinaire-ment facheufe pouf les femmes.

§ 360. L’on prévient les maux décrits§ 352., en évitant les caufes qui les produi-fent, & i°. en faifânt prendre beaucoup demouvements aux jeunes filles , fur-tout dèsque l’on remarque la plus légère atteinte dumal.

2°. En ayant l’œil fur elles, pour qu’elles,11e mangent point de chofes contraires, puif-qu’il y a peu de corps dans la nature, mêmeparmi les moins propres à fervir d’aliments,& les plus dégoûtants, qui 11’aient t-é l’ob-jet de leurs bizarres fantaiiies. Les ajimentsgras, pâteux, farineux, aigres, aqueux, leurfont nuifjbles. Les thés d’herbes qu’on leur

Tome II. O