ÉCOLE DE CRÉMONE. f>69
pour lui, quand il devint, en i486, évêque desa ville natale! mais il se trouva trop mêlé auxintrigues ecclésiastiques et diplomatiques de sontemps, et l’on ne trouve à louer en lui, commetrait de grandeur héréditaire, que son noble etintelligent patronage des beaux-arts. Ce fut sousses auspices, et probablement sur son invitation,que le Pérugin fut appelé à Crémone ; ce fut à sesfrais, et par son choix personnel, que Bramanteconstruisit le beau cloître de Saint-Ambroise, àMilan; et, quand il mourut, à Rome, en i5o5, cefut encore le pinceau d’un artiste Ombrien (i)qui décora son tombeau dans l’église de Sainte-Marie-du-Peuple.
Mais alors il y avait déjà plusieurs années queles relations du cardinal Ascagne avec Crémoneavaient été rompues par la force des événements,et que des influences étrangères y avaient étésubstituées à celle de sa famille. Cette ville avaitété livrée en 1499 aux Vénitiens, en vertu de laconvention conclue entre eux et les Français; et,au lieu des antipathies nationales dont on avaittout lieu de craindre l’explosion, on vit se mani-fester des affinités de plusieurs genres entre lesCrémonais et leurs nouveaux maîtres ou plutôtleurs nouveaux hôtes. On se souvint des services
(B Pinturicchio.