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i.’art chrétien.
seulement des admirateurs, mais encore des élèves,et Pascoli a formellement donné cette qualifi-cation à Bocaccio Bocaccini, le plus intéressantde tous les peintres Crémonais, tant par la qua-lité de ses œuvres, que par l’espèce d’ère nouvellequi commence avec lui dans son école.
Aucun des descendants de François Sforza n’hé-rita de son génie ni de la grandeur de son carac-tère; mais tous héritèrent plus ou moins de sapopularité à Crémone, sans excepter MaximilienSforza, le dernier duc, en qui cette noble races’éteignit si misérablement. Ni lui, ni le tyranGaléas Marie Sforza, assassiné à Milan en 1476,n’avait porté aucune atteinte aux statuts si pa-ternels et si libéraux que l’époux de Bianca avaitfait rédiger pour sa ville favorite (1 j, et auxquelsBianca elle-même, pendant son court veuvage,avait ajouté des concessions fiscales qui faisaientbénir sa mémoire. Un fils lui était né à Crémone,pendant qu’elle était occupée de ses pieuses fon-dations; c’était celui qui se fit connaître plustard, dans les conclaves et dans les négociations,sous le nom de cardinal Ascagne. Pour peu qu’ileût ressemblé à son oncle, le Bienheureux GabrielSforza, quelle belle carrière aurait pu commencer
(1) Voir dans 1 histoire de Campi le beau préambule de ces sta-