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l’art chrétien.
époux et la sienne. Ce fut aussi dans cet intervalleque ses deux peintres favoris, Altobello et Bonifa-zio Bembo, déployèrent leur plus grande activité.Le premier avait été chargé de peindre la coupolede Saint-Sigismond; et, si l’on veut juger combiende malédictions sont dues aux destructeurs de cespeintures et de celles dont le même artiste décoral’église des Augustiniens, il n’y a qu’à voir sonCouronnement de la Vierge dans la petite églisede Sant’ Abbondio. Jamais parfum plus suavene s’exhala des cloîtres de Saint-Dominique oudes montagnes de l’Ombrie; jamais des visagescélestes ne rayonnèrent d’une plus vive béatitudeou n’exprimèrent des aspirations plus extatiques.
Bonifazio Bembo, son collègue, favorisé dansles travaux exécutés à Crémone, ne paraît pass’être jamais élevé à la même hauteur, du moins,si on en juge par le tableau qui a passé de l’églisedes Augustiniens dans le palais Averoldi, à Brescia,ou par le fragment conservé dans une maison par-ticulière, qui faisait partie du monastère déliaColomba, ou enfin, par l’ouvrage plus précieuxqui décore la chapelle du château de Torchiara,dans le duché de Parme ; mais enfin aucune deses productions n’est indigne, ni de l’école à la-quelle il appartenait, ni des inspirations dont ilétait entouré. Il eut le bonheur ou le malheur devivre assez longtemps pour voir exécuter sous ses