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3 (1861)
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ÉCOLE DE CRÉMONE.

Oénionais. Malheureusement, il ne reste pas unseul débris de toutes ces peintures héroïques.Quant aux peintures religieuses proprement dites,bien que la munificence à les encourager ne luimanquât pas plus que le goût, la plupart furentexécutées sous le patronage direct et presquesous la surveillance de son épouse Bianca, quiavait toujours aimé Crémone, mais qui laimaplus que jamais depuis son veuvage. Ce que Cré-mone était pour elle et pour Sforza entre toutes lesvilles, Saint-Sigismond, hors des murs, létait entretoutes les églises. Cétait devant ce couvent desmoines Hiéronymites que le héros avait donné àsa fiancée, en supplément de parures de noces, uncortège de deux mille cavaliers délite, qui , rele-vant la pompe nuptiale par un mélange bien assortide pompe militaire, semblaient présager à la nou-velle épouse un genre de gloire auquel les femmesordinaires naspirent pas. Aussi, voulut-il plustard (i463) quune nouvelle église fût bâtie à sesfrais sur le même emplacement, par BarthélemiGazzo, son architecte favori, et par conséquent,Crémonais.

' Léglise de Saint-Sigismond, le monastère déliaColomba et le couvent des moines Augustiniensfurent les trois principaux objets de la prédilec-tion de Bianca à Crémone, surtout pendant lesdeux années qui sécoulèrent entre la mort de son