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ÉCOLE DE CRÉMONE.
Oénionais. Malheureusement, il ne reste pas unseul débris de toutes ces peintures héroïques.Quant aux peintures religieuses proprement dites,bien que la munificence à les encourager ne luimanquât pas plus que le goût, la plupart furentexécutées sous le patronage direct et presquesous la surveillance de son épouse Bianca, quiavait toujours aimé Crémone, mais qui l’aimaplus que jamais depuis son veuvage. Ce que Cré-mone était pour elle et pour Sforza entre toutes lesvilles, Saint-Sigismond, hors des murs, l’était entretoutes les églises. C’était devant ce couvent desmoines Hiéronymites que le héros avait donné àsa fiancée, en supplément de parures de noces, uncortège de deux mille cavaliers d’élite, qui , rele-vant la pompe nuptiale par un mélange bien assortide pompe militaire, semblaient présager à la nou-velle épouse un genre de gloire auquel les femmesordinaires n’aspirent pas. Aussi, voulut-il plustard (i463) qu’une nouvelle église fût bâtie à sesfrais sur le même emplacement, par BarthélemiGazzo, son architecte favori, et par conséquent,Crémonais.
' L’église de Saint-Sigismond, le monastère déliaColomba et le couvent des moines Augustiniensfurent les trois principaux objets de la prédilec-tion de Bianca à Crémone, surtout pendant lesdeux années qui s’écoulèrent entre la mort de son