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3 (1861)
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lart chrétien.

pour lantiquité, ce fut seulement pour ce quelleoffrait de sérieux ou dhéroïque; mais elle se pas-sionna bien davantage pour la croisade que le vé-nérable Pie II vint prêcher au concile de Mantoue,et elle exprima son enthousiasme devant lui dansune harangue latine, non pas parce que lesRomains avaient parlé cette langue, mais plutôtparce quelle était celle de lEglise militante dansses plus solennelles délibérations (i).

Maintenant, si les rapports que je cherche àétablir entre les produits des beaux-arts et les per-sonnages sous linfluence desquels ils se dévelop-pent, ne sont pas tout à fait chimériques, noussavons davance ce quil faut attendre de celle dugrand Sforza et de sa famille sur lécole Crémo-naise. Pour lui, il ny avait que deux belles chosesdans lart comme dans le monde, le christianismehéroïque et le christianisme ascétique. Il possédaitinstinctivement cette vérité sans la proclamer, etil exerçait son patronage en conséquence. Dans levieux palais de Milan, dans ce quon appelait lasalle des Barons-Armés , fl fit peindre les portraitsdes plus fameux capitaines, ses modèles, ou mêmeses rivaux ; mais il y employa surtout des artistes

composa sa grammaire grecque , qui fut imprimée à Milan,en 1476.

(1) Voir le curieux opuscule de Ratti : Memorie su la vita diquattro donne illustridélia casa Sforza. In-8°, 4785.