l’art chrétien.
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saints, ne se recommandait pas moins à la véné-ration qu’à l’admiration des générations contem-poraines.
Autant il fut lui-même le modèle des qualitésguerrières, au moins pour son siècle, autant lebienheureux Gabriel Sforza, son frère, fut lemodèle des vertus monacales prises dans leurplus haute et plus sérieuse acception. Après avoirsuccessivement édifié, par sa rare humilité, lesmoines Augustiniens de Sienne et ceux de Ylnco-ronatci de Milan, il fut tiré malgré lui de sa cellulepour occuper le siège épiscopal de cette ville eni 454; mais il ne voulut renoncer ni à son hahitde bure, ni à son régime austère, ni surtout à ladouce habitude de prier avec ses compagnons depénitence. Une fois, l’élément héroïque que recé-lait cette belle nature, mais que recouvrait uneinaltérable mansuétude, fit tout à coup explosiondevant les Milanais étonnés. C’était à l’occasionde la croisade qui fut prêchée en 1 455 contre lesTurcs déjà maîtres de Constantinople, et pourlaquelle le saint archevêque Sforza n’était pasanimé d’une moindre ardeur que son contempo-rain, doublement bienheureux, Jean Capistran.Une peste qui survint ensuite parmi ses ouailles,ouvrit dans son noble cœur une autre veine dedévouement, et ce fut par déférence pour sesconseils et pour sa prévoyance pastorale que fut