ÉCOLE DE CRÉMONE. 359
rend son oeuvre attrayante. Les principaux carac-tères y sont tracés avec relief et mouvement, etplacés dans leur juste perspective. En un mot,c’est une introduction admirable et nécessaire àl’histoire de l’école de Crémone.
Cette école a un caractère parfaitement analo-gue, et au ton général qui domine dans la narra-tion de l’historien Crémonais, et à l’effet esthétiqueque produit l’ensemble des monuments civils etreligieux. Ce dôme, cette tour, ce baptistère et ceCampo-santo maintenant supprimé rappellent ladisposition cyclique des mêmes édifices à Pise.C’est moins solitaire, mais ce n’est pas moins sé-rieux ; et si l’on veut comparer les aspects que lesdeux villes présentent de loin, on trouvera queCrémone est de beaucoup la plus pittoresque. Iln’y a pas une seule coupole ni une seule cons-truction de goût moderne qui dérange, pour lespectateur placé sur la rive gauche du Pô, l’har-monie qui résulte de cette variété de tours roma-nes ou gothiques dominées de si haut par celle dudôme, l’une des plus imposantes qu’il y ait danstoute l’Italie, ün dirait que le génie du moyenâge plane encore sur cette mélancolique cité,comme il respire dans les annales d’Antonio Cam-pi, et dans les ouvrages des peintres si éminem-ment chrétiens qui le précédèrent.
L’école Crémonaise proprement dite ne corn-