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3 (1861)
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lart chrétien.

tombaient en ruines (i), et népargna ni dépensesni recherches pour se procurer, soit des tableauxauthentiques de ce grand maître, soit des œuvresmixtes auxquelles il navait mis la main quaprèsLéonard. A lexception dun ou deux dessins deMichel-Ange, il nest point fait mention de lécoleFlorentine; mais lécole Ombrienne était représen-tée dans le musée archiépiscopal par une grandecomposition du Pérugin et par quelques copiesde Raphaël, dont la plus remarquable était unedivinité mythologique quon avait transformée enMadeleine, procédé bizarre quon avait égalementappliqué à lHercule du palais Chigi, métamor- ,pliosé en saint Matthieu. Les fameuses Sibyllesde léglise délia Pace à Rome avaient été copiéesdans un but de conservation, et placées à côté dedeux Sibylles de Luini, dont linfériorité, sous lerapport du style grandiose du dessin, était rachetéepar une pureté dexpression qui répondait mieuxaux notions instinctives du possesseur sur le vraicaractère de lart chrétien. Il nous dit lui-mêmeque ce qui constitue à ses yeux lexcellence et labeauté de ces peintures, cest quelles respirentà la fois lélégance et la chasteté, par leffet dunecombinaison dont le secret serait peut-être, dit-il,

(1) Exempla Luini operum, quæcùm jàm vetustate dilaberenturexciderentque tectoriis, exprimenda curaviinus.