l’art dans l’école lombarde. 353églises au dedans et au dehors. Mais quand ilsuivait ses propres inspirations, il en était toutautrement. Lui-même a déposé ses pensées in-times sur cet intéressant sujet, dans un précieuxopuscule qu’il laissa, comme une sorte de testa-ment, à la bibliothèque Ambroisienne, fondéepar lui. On voit que la régénération de l’art, oudu moins sa préservation, le préoccupait autant,que la régénération des études avait préoccupésaint Charles ; il faisait appel à son clergé pour leseconder dans cette œuvre (i); et pour éclaircir lespréceptes par des exemples, il formait une collec-tion dans laquelle n’entraient que des tableauxqui pussent servir à l’éducation esthétique de sesouailles, sans être en désaccord avec leur éduca-tion religieuse. On voit que ses deux peintres fa-voris sont Léonard et Luini, avec cette différencequ’il a plus d’admiration pour le premier, plusd’affection pour le second. De Léonard il ne fitcopier que la grande peinture, déjà délabrée, duréfectoire des Dominicains (2) ; mais il fit repro-duire une multitude de fresques de Luini qui
de faire les dessins pour la façade du dôme de Milan. Mais cet ar-tiste fut appelé à Madrid avant d’avoir pu les exécuter.
(1) Extrema talium rerum imperitia ecclesiastico homini inde-c oraesset. Musæum Cardinalis Fred. Borromei. In—fol.
(2) Jàm dilapso et penitùs amisso Leonardi opéré .C’était à la
tin du xvi e siècle.