l’art chrétien.
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taire , empoisonné dans sa source par des maîtresdont les croyances étaient souvent plus que sus-pectes. Ce fut saint Charles qui, le premier , eutl’idée de leur imposer une profession de foi or-thodoxe, et de soumettre le colportage, ainsi quele commerce de la librairie en général, à une ri-goureuse surveillance (i). Non-seulement il trou-vait peu d’appui dans la puissance étrangère quidominait à Milan, mais il eut plus d’une fois àdéfendre contre elle les droits de sa juridictionméconnue et sa dignité épiscopale outragée jus-qu’à l’insolence. Un sénat servile, instrumenttimide et empressé de toutes les mesures oppres-sives, se posait en défenseur des libertés de l’ÉgliseMilanaise, et répondait aux plaintes de l’Arche-vêque en mettant ses envoyés à la torture. D’au-tres y répondaient par des coups de poignard, etl’on vil un jour exécuter sur la place de Saint-Étienne plusieurs complices d’un attentat com-mis sur sa personne. L’idée du crime et l’espoirde l’impunité leur étaient venus à la suite d’unédit fulminant lancé par le gouverneur Albu-querque contre les violateurs de ce qu’on appe-lait abusivement les droits royaux , et l’épouvantedu clergé fut telle que l’Archevêque ne put pastrouver un secrétaire pour rédiger son anathème.