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3 (1861)
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lart chrétien.

Avec cette merveilleuse supériorité de jugementet de vues, il est cependant vrai que Lomazzo-aplus dune fois failli, et quil paya, aussi lui,le tribut à son siècle. Son regard, tout en em-brassant un vaste et magnifique horizon , ne pou-vait pas empêcher les idées alors dominantes desinterposer , comme de grossières vapeurs, entrela lumière et lui. Pour parler dabord de ses pé-chés domission, nest-il pas inconcevable quavecune si exquise perception du beau dans toutes lesbranches de lart chrétien , et après en avoir con-templé les plus précieux produits dans le cours deses longs voyages, il ne lui échappe pas une seuleparole dadmiration pour les peintres mystiquesde lécole Ombrienne, auxquels on croirait, sur lalecture de son Traité, que sa plus entière sympa-thie était comme assurée davance? Le silence quilgarde sur certains artistes Lombards qui avaientpuisé leurs inspirations à la même source , et latrès-courte et très-sèche mention quil fait dAm-brogio Borgognone et dAlbertino Piazza deLodi,sont encore plus difficiles à comprendre. On nepourrait les expliquer que par un passage de sesécrits, plus inexplicable encore, dans lequel ildit que le moyen âge fut comme un tombeau les arts restèrent ensevelis pendant tout letemps qui sécoula depuis Constantin jusquàMichel-Ange, ou plutôt jusquà Bramante, Par-