347
l’art dans l’école lombarde.
tiste favori de Lomazzo, qui De manque jamaisune occasion de le placer à la tête du grand mou-vement de la Renaissance (i).
Ce point de départ de l’auteur étant une foisconnu, on devine les erreurs subséquentes quela logique lui fera commettre. La science du des-sin musculaire sera un mérite transcendant à sesveux ; en voyant un contour fier et bien ressenti,il bénira la main qui l’aura tracé ; les oeuvresde Camillo Boccaccini seront le plus bel orne-ment de la ville de Crémone (a), et AurelioLuini sera placé sur la même ligne cpie son pèreBernardino, pour avoir possédé à fonds la sciencede l’anatomie, qui semblait alors tenir lieu degénie à tous ceux qui s’y adonnaient exclusive-ment (3).
Quant à Michel-Ange , il va sans dire que c’estpour Lomazzo un objet d’adoration, et qu’il seprosterne devant toutes ses œuvres, sans excepterle Jugement dernier , qu’il admire cependant unpeu moins que le reste. Dans son Temple de lapeinture , dont il assigne les départements res-pectifs, suivant leur genre de mérite, à ceux qu’ilregarde comme les grands maîtres de la peinture
p) tdeadel iempio déliapittura, p. 16.
(2) Le chiese di Cremona sono grandemente celebrate per leopéré di Camillo Boccaccino !
(3) Idea, cap. 38.