L ART DANS L
ÉCOLE
LOMBARDE.
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tous les modernes auquel il en voulait le plus étaitSébastien Serlio, le correspondant et la créaturede l’Arétin , et l’un de ses plus zélés complicesdans la corruption des idées esthétiques de sonsiècle. C’est à lui, à Sébastien Serlio, que Lomazzoattribue la confusion des divers ordres entre eux,et mille autres fantaisies bizarres qui détruisent,selon lui, toute véritable proportion, et quidonnent le droit de dire de Serlio qu’il a fait plusde mauvais architectes qu’il n’avait de poils danssa barbe ( i ).
Le goût de Lomazzo n’était pas moins pur nises exigences moins sévères en matière de décora-tion, et les cinq chapitres dans lesquels il examinesuccessivement comment il convient de décorerles lieux funèbres, comme les cimetières et lestombeaux; les lieux imposants, comme les coursde justice et les palais; les lieux d’agrément,comme les théâtres et les gymnases, sont traitésde manière à pouvoir être étudiés avec fruit parles décorateurs de tous les pays et de tous lestemps (2). Pour cette partie accessoire de l’archi-tecture, comme aussi pour les parties principales,il donne à Bramante la préférence sur tous lesautres.
(1) Seb. Serlio ha fatto più mazzacani archiletti che non ha peliin barba. Ibid.
(ï) Irattato, lib. 6, cap. 21,22, 23, 24, 25.