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3 (1861)
Entstehung
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i/art chrétien.

y a des aperçus pleins de justesse et doriginalitésur les monuments de lantiquité classique, etdes explosions de colère éloquente contre lesBarbares qui ne les ont pas respectés ; mais toutcela se trouve tellement mêlé tantôt aux effusionsde son bonheur, tantôt à celles de son déses-poir, quil est difficile den dégager les résultatspositifs qui se rapportent aux progrès de la science;cependant son ouvrage, imprimé depuis la fin duxv e siècle et traduit même dans notre langue, jouitencore aujourdhui dune certaine autorité archéo-logique qui na même pas été ébranlée par les di-gressions romanesques dont il est rempli. Si Averu-lino a obtenu moins de vogue, et si son manuscritdemeure depuis quatre siècles enfoui dans la pous-sière des bibliothèques, cest parce quil représentelesprit du moyen âge beaucoup plus que lespritde la Renaissance, et parce que les générations quivinrent immédiatement après lui ne trouvèrent,pas quil se fût incliné assez profondément devantla vénérable antiquité.

Tel fut le sort du premier ouvrage théoriquequi ait paru en Italie sur larchitecture ; la pein-ture ne devait avoir les siens que près dun siècleplus tard.

voulut jamais rompre. De son côté, Polyphile entra dans le couventde Saint-Jean-ei-Paul, à Venise, il écrivit son ouvrage qui ne