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i/art chrétien.
y a des aperçus pleins de justesse et d’originalitésur les • monuments de l’antiquité classique, etdes explosions de colère éloquente contre lesBarbares qui ne les ont pas respectés ; mais toutcela se trouve tellement mêlé tantôt aux effusionsde son bonheur, tantôt à celles de son déses-poir, qu’il est difficile d’en dégager les résultatspositifs qui se rapportent aux progrès de la science;cependant son ouvrage, imprimé depuis la fin duxv e siècle et traduit même dans notre langue, jouitencore aujourd’hui d’une certaine autorité archéo-logique qui n’a même pas été ébranlée par les di-gressions romanesques dont il est rempli. Si Averu-lino a obtenu moins de vogue, et si son manuscritdemeure depuis quatre siècles enfoui dans la pous-sière des bibliothèques, c’est parce qu’il représentel’esprit du moyen âge beaucoup plus que l’espritde la Renaissance, et parce que les générations quivinrent immédiatement après lui ne trouvèrent,pas qu’il se fût incliné assez profondément devantla vénérable antiquité.
Tel fut le sort du premier ouvrage théoriquequi ait paru en Italie sur l’architecture ; la pein-ture ne devait avoir les siens que près d’un siècleplus tard.
voulut jamais rompre. De son côté, Polyphile entra dans le couventde Saint-Jean-ei-Paul, à Venise, où il écrivit son ouvrage qui ne