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l’art dans l’école lombarde.
Les écoles de Florence et de Venise avaientdéjà eu chacune son résumé didactique, quandLomazzo publia celui de l’école Milanaise. Cettedernière s’étant maintenue pure à travers tant decrises, et n’ayant pas sacrifié à l’idole païenne,devant laquelle tant d’artistes étaient alors pros-ternés, devait avoir une poétique bien supérieureà celle des deux autres ; à quoi il faut ajouterqu’à l’époque où vivait l’auteur, il eût été difficilede trouver un écrivain réunissant au même degréque lui toutes les qualités désirables pour l’accom-plissement d’une pareille tâche. Elève de Gauden-zio Ferrari, et non moins bon appréciateur de sesinspirations que de ses oeuvres , collecteur infati-gable de documents et même de tableaux jusqu’aunombre de six mille, il avait partagé inégalementsa vie entre la pratique de son art (1) et les étudesthéoriques ou historiques qui s’y rapportaient,et dans lesquelles étaient compris les auteursanciens et modernes, sacrés et profanes, sansparler des voyages qu’il fit dans les principalesvilles d’Italie pour rectifier ou affermir ses idéesen les comparant avec les faits. En étendant ainsile cercle de ses observations, il ne relâcha rien dela sévérité de ses doctrines, et ne perdit rien de la
(1) Les meilleurs ouvrages de Lomazzo sont ses peintures à fres-que dans l’église de Tradate, près de Milan. Sa carrière artistiquefut courte. Tl devint aveugle dès l’âge de 33 ans.
il.
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