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3 (1861)
Entstehung
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335
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lart dans lécole lombarde. 335presque toujours dédaigneuse pour le côté sym-bolique de lart. Les architectes, quon appelaitau moyen âge Magistri de lapidibus vivis, nesauraient être justiciables de ceux quon pourraitappeler aujourdhui Magistri de lapidibus mor-tuis ; car, avec toutes leurs froides imitations etleurs entassements symétriques, ces derniers neparviennent à créer que des corps, tandis que lespremiers, en construisant un édifice quelconque,savaient créer un corps et une âme. Mais cettescience venait surtout de linspiration religieuse,et cest à quoi lauteur fait allusion quand ilparle du livre dor se trouve la solution detous les problèmes relatifs à son art, ainsi quelénumération des devoirs imposés à larchitecte,devoirs parmi lesquels figurent létude de laphilosophie et de lhistoire, et surtout la charité.Que si lon trouve la forme de louvrage peuappropriée à la matière qui y est traitée, il faut serappeler les digressions bien autrement fantas-tiques de celui que composa vers la même époqueFrère François Colonna, plus connu sous le nomde Polyphile. Dans son roman darchitecture quiest en même temps une histoire damour, maisdun amour épuré dabord par lenthousiasme delart puis par lenthousiasme du sacrifice (t), il

(1) A loccasion dune peste qui éclata à Venise en 1461, Polia(cest le nom de lhéroïne de cette histoire) fit un vœu quelle ne