l’art chrétien.
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symbole, sur la manche droite de leur robe, unrhinocéros endormi au centre d’une couronned’olivier.
Cependant le mur d’enceinte qu’on a tracé au-tour de la ville ne suffit pas pour la protégercontre les dangers extérieurs, nisi Dominus custo-dierit civitatem. Outre les fortifications princi-pales, il faut que la place ait des ouvrages avancés,des sentinelles perdues qui veillent quand lesautres dorment, et qui assurent le salut communpar la plus irrésistible de toutes les armes, par laprière. Ce seront donc de saints ermites qui mon-teront la garde au dehors. La Reine, qui a décou-vert par hasard l’asile d’un de ces pieux solitaires,lui laisse le choix du saint en l’honneur duquelelle y fera bâtir un temple; celui-ci désigne saintJérôme. Un autre, dont la rencontre est accom-pagnée de circonstances toutes romanesques, voitbientôt s’élever dans sa solitude une basiliqueconsacrée à saint Benoît et ornée de peintures dontles sujets sont tirés de l’Ancien Testament, tandisque celles des cloîtres et des portiques représententdes épisodes de la vie des Pères du désert; etpersonne ne venait en repaitre ses jeux , sanséprouver une délectation merveilleuse.
Tous ces écarts d’imagination par lesquelsl’auteur se laisse entraîner, ne doivent pas êtrejugés au point de vue de la science moderne