l’art dans l’école lombarde. 333
Ensuite viennent des détails très-curieux sur leshospices qui doivent être aussi bâtis en forme decroix (i), sur la demeure d’un patricien qui doitêtre un bâtiment carré avec une tour de mêmeforme à chacun des quatre angles, sur la cons-truction d’un cirque, d’un port, d’un amphi-théâtre, d’un pont (a), d’une maison de correctionpar laquelle il veut remplacer la peine de mort (3),enfin d’un gymnase pour l’éducation de la jeu-nesse. Ici l’architecte devient moraliste, et mêmemoraliste sévère en ce qui concerne l’accomplisse-ment des devoirs religieux tant quotidiens qu’heb-domadaires ; la prière, le jeûne, la fréquentationpériodique des sacrements (4), sont à ses yeux labase de la discipline intérieure, et il y subordonnel’enseignement des sciences et des arts. Quant àl’éducation des filles, il la renferme dans desbornes extrêmement restreintes, relativement à laculture de l’esprit; il faut qu’elles apprennent àcoudre, à fder, à tisser et à broder, qu’elles soientvêtues de vert, et qu’elles portent, en guise de
(1) Il veut qu’au bas de l’escalier il y ait une peinture qui repré-sente l’Annonciation.
(2) Le pont qu’il propose pour modèle est celui du château•Saint-Ange.
(3) Capitales hommes, si capitali suppîicio mulctenlur, nihilultra in corpore patiuntur : si in liâc miserià vivant, multas quo- ttidiè mortes subeunt-, et ad publicnm usum aliquid operantur.Lib. 20.
(i) Ibid, cap. 17.