les exploits d’Alexandre, de l’autre, ceux de César.L’auteur veut qu’on appelle, pour l’exécution desmosaïques, Marino de Murano, et pour celle despeintures, le moine Lippi, Pierre délia Francesca,Cosmè de Ferrare, Vincent de Brescia, Désiré,Christophe et Jérémie de Crémone (i); et il dé-plore la perte récente des plus grands peintres dusiècle, de Masaccio, de Masolino, de DomenicoVeneziano, de Piselli, de Berto, noyé dans l’Éri-dan, et même de Jean de Bruges et de Roger,son élève.
Mais ce n’est pas assez que le prince se familia-rise avec l’idéal de l’art et avec les grands sou-venirs de l’histoire, il faut de plus qu’il ait sousles yeux les diverses formes que peut revêtirl’héroïsme chrétien , dans sa lutte à outrancecontre les mauvaises passions de l’âme. Ce seradonc auprès de la résidence royale que serontconstruits les édifices consacrés aux grands fon-dateurs d’Ordres, à saint François, à saint Domi-nique, à saint Augustin, à saint Benoît, et l’on yjoindra un couvent de Carmélites, et surtout unemaison de Sœurs Clarisses. L’église de Saint-Benoîtn’aura qu’une seule nef, et sera surmontée d’unecoupole au-dessus du grand autel, qui sera le seuloù l’on offrira le Saint-Sacrifice.
(1) Il ne faut pas oublier que l’auteur a écrit cet opuscule de1450 à 1460.