l’art dans l’école lombarde. 331lité(i). Ensuite, l’auteur entre dans d’assez longsdétails sur les colonnes et leurs chapiteaux; surla formation géométrique de l’ogive, à laquelleil préfère néanmoins le plein cintre (2) ; sur lesmosaïques et les sujets qu’elles devront représen-ter, sur la construction et les ornements de l’autelet du tabernacle, qui devra attirer tous les regardspar la richesse de la matière et la perfection dutravail, sur les portes de bronze qui devront êtrel’ouvrage de Donatello et de Laurent Ghiberti,et sur les tours qui devront être construites auxangles inférieurs de l’église.
Après la demeure de Dieu vient, dans l’ordredes nécessités sociales, la demeure du prince, in-férieure en dimensions et en magnificence, maisplus riche en peintures de tout genre, religieuses,symboliques, allégoriques et historiques ; parceque celui qui l’habite doit trouver partout autourde lui, des enseignements relatifs à ses devoirsenvers Dieu, envers ses peuples et envers lui-même. Il y aura un portique pour l’histoire sainte,un portique pour l’histoire profane, et sur lesmurs du triclinium, on représentera d’un côté
(1) Ædificium tria sicut hom'o habere debet, perpetuum, pul-chrum, utile. Lib. 7.
(2) Après avoir parlé longuement de l’ogive, il a peur qu on nele soupçonne d’en être partisan, et il ajoute : « Hæc dixi, non uthorum usum approbarem. » Lib. 8.