l’art chrétien.
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L’auteur se propose un grand problème : laconstruction d’une cité chrétienne , ce qui neveut pas dire seulement l’entassement régulier despierres et l’ordonnance symétrique des édifices;il subordonne la construction matérielle à laconstruction religieuse et morale, et il ne perd ja-mais de vue le verset du Psalmiste : Nisi Dominus»
œclificaverit domum (i). Après qu’on a réuni etdisposé les matériaux qui forment comme le corpsde la cité, il faut 1 ui donner une âme et des organesappropriés aux besoins spirituels et intellectuels deses habitants ; il faut cultiver et développer en euxles notions du vrai, du bon et du beau, et renfor-cer la culture esthétique par la culture historique,en donnant aux grandes choses et aux grandshommes de l’antiquité la place qui leur est due,même dans la mémoire des peuples chrétiens.
Après avoir tracé l’enceinte de la ville et le plandes fortifications, le premier devoir du fondateuret de l’architecte est de bâtir un temple en formede croix, avec une coupole et des décorations inté-rieures, dans le genre de celles qui brillaient alorsà la voûte de l’église de Saint-Marc, à Venise ; maisce temple doit être créé, comme l’homme idéal,pour la perpétuité, pour la beauté, pour l’uti-
(1) Cum Pontifice maximo decernenda supplioalio, quia nihilsine divino numine faustum est.