l’art chrétien.
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perd aussi sa trace, jusqu’à l’année 1.^28, où ilmourut à l’hôpital, victime de la peste qui dé-peuplait alors ce malheureux pays.
Les trois fils laissés par Martino formèrent unetroisième génération de peintres dans la familledes Piazza. Mais ils n’héritèrent ni du génie pa-ternel, ni des traditions domestiques en matièred’art, ni même des inspirations que leur pèreavait puisées dans des écoles étrangères. Callisto,l’aîné, le seul peintre de toute cette école dont lenom soit un peu connu hors de sa patrie, a dû ceprivilège à son abjuration des doctrines pater-nelles, et à son imitation assez rarement heureusede la manière de Giorgione (1). Cette imitationfut-elle de son choix, ou bien lui fut-elle fata-lement imposée, par suite de l’expatriation deson père et de la sienne? Ce qu’il y a de certain,c’est que pendant les années où Lodi fut tantfoulée par les garnisons étrangères, CallistoPiazza travaillait dans les États Vénitiens où lesouvrages de Giorgione étaient alors l’objet d’uneadmiration contagieuse, qui ne pouvait man-quer de produire des essais d’imitation chezles artistes doués de facultés analogues à cettemanière fi ère et grandiose. Mais à celui-ci il
(1) Dans le Dôme de Lodi, à l’autel de San-Bovo, il y a un ta-bleau de Callisto, qui dut être peint avant, son émigration.
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