ÉCOLE DE LODI.
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battre et le vaincre en qualité de citoyen libre.
U est probable que Martino Piazza n’avait pasattendu cette crise pour s’expatrier; car, à dater dei 520, on ne trouve pas un seul tableau de luidansLodi. Pour en trouver un postérieur à cettedate, il faut aller à Castiglione, dans l’église del'Incoronata, que le malheureux Christophe Pal-lavicini avait fait bâtir en l’honneur de la Sainte-Vierge, peu d’années avant sa fin si tragique. C’estencore la même distribution symétrique par com-partiments, avec le Christ au milieu des douzeApôtres, comme dans les trois autres composi-tions du même maître ; c’est la même beauté dansles types, le même choix dans les formes, et par-tout les mêmes tendances idéales. Les figures desaint Roch et de saint Jean semblent avoir ététraitées avec une prédilection particulière.
Il est difficile de déterminer la part de collabo-ration qu’une tradition vague attribue à Albertinodans les oeuvres de son frère qui lui était incom-parablement supérieur en tout. S’il est un genrede mérite où il puisse soutenir la comparaisonavec Martino, c’est dans la production îles figuresou des groupes où doivent dominer les expressionssuaves et gracieuses, comme le couronnement dela Vierge, qu’il peignit en i5ig pour le gonfalonde l'Incoronata de Lodi, et qu’on y voit encoreaujourd’hui. Du reste, à dater de cette époque on21 .