ÉCOLE DE LODr. 307
laissant une postérité nombreuse et bien diver-sement traitée par le sort. L’amitié du souverainde Milan faisant en quelque sorte partie du pa-trimoine laissé par le vieillard à ses fils, ils lacultivèrent avec empressement et non sans profit.Plusieurs obtinrent le titre de conseiller ducal,ou des dignités ecclésiastiques; et de nouveauxfiefs furent ajoutés à ceux dont la famille étaitdéjà pourvue. Il y eut alors, outre les Pallavi-cini de Busseto, ceux de Cortemaggiore, et c’est;presque exclusivement sur ces deux branchesque se concentrent et l’intérêt historique et lafatalité qui sembla dès lors poursuivre cettemalheureuse race. A Cortemaggiore, sous Jean-Louis et Roland, fils et petit-fils de Roland leMagnifique, c’est-à-dire pendant les longues an-nées qui s’écoulèrent avant l’invasion des Fran-çais en Lombardie, il n’est question que d’em-bellissements , de la culture paisible des arts etdes lettres, de fondations d’églises, de couvents,et même d’une bibliothèque. Mais les choseschangèrent brusquement de face sous Jean-Louis III, qui, oubliant ce que la dynastie desSforza avait fait pour ses ancêtres, se jeta à corpsperdu dans le parti étranger, tandis que son frèreManfredo, héroïquement fidèle au parti national,se compromettait au point d’être écartelé, parordre de Lautrec, sur la place du château de Mi-20 .