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3 (1861)
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l’art chrétien.

]an (i). Ce fut alors qu’on vit Jean-Louis Palla-vioini éclater en plaintes et en menaces devant leRoi de France et toute sa cour, dénoncer Lautreccomme un traître et un assassin , le poursuivrepartout de ses provocations après son rappel, puisenfin, las de n’obtenir ni satisfaction ni vengeance,retourner en Italie le coeur saturé de dégoûts etdésormais vide de toute espèce d’enthousiasme;et, pour comble de misère, quand il mourut, *en 1527, il ne laissait après lui qu’une fille, nom-mée Virginie, guettée comme une riche proie parle chef de la famille Farnèse, lequel avait résolude ne pas permettre qu’elle échût à d’autre qu’àson bâtard Rannusio.

Les Pallavicini de Russeto éprouvèrent des vi-cissitudes encore plus extraordinaires. L’invasionFrançaise y trouva Christophe Pallavicini, qui fitbâtir l’élégant palais de San-Bosseto, le couvent deSainte-Marie pour les soeurs Clarisses, et l’églisede YIncoronata dans son fief de Castiglione, près deLodi, où son patronage fit éclore un des plus pré-cieux produits de l’art chrétien en Lombardie. Sasagacité même fut probablement la cause éloignéede sa perte, en lui faisant découvrir qu’aucundes deux partis qui se disputaient la dominationdu pays, ne méritait qu’on sacrifiât sa vie pour

(1) Manfredo laissa un fils, nommé Sforza, dont la destinée futsemée des plus étranges vicissitudes.