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l’art CIIRliTIRN.
qui, quand elle passe du caractère dans les idées,leur fait souvent gagner en force'et en dimensionsce qu’elles perdent en délicatesse et en justemesure. C’est seulement à dater du milieu duxv e siècle que cette race devient intéressante pourl’histoire de l’art, et cet intérêt se soutient par-faitement pendant près de cent ans, en se combi-nant avec un autre intérêt bien naturel que nousinspire le rôle proéminent joué par cette famillepuissante et bizarre dans nos succès et dans nosrevers en Lombardie.
Les lieux où l’on trouve le plus de monumentsdus à la piété ou à la munificence des Pallavicini,sont Lodi, résidence épiscopale du plus saint et duplus vénérable d’entre eux; Castiglione , embellipar un vieillard dont le supplice attira tant demalédictions sur Lautrec ; Cortemaggiore, où Fran-çois I er était fêté avec une magnificence royaleaprès sa victoire de Marignau ; Busseto, orné,agrandi, et pour ainsi dire sanctifié par unelongue série de pieuses fondations, auxquellesconcoururent, avec des inspirations plus oumoins heureuses, trois ou quatre générationssuccessives. A leur tête figure Roland Pallavicini,justement surnommé le Magnifique , l’admirateuret l’ami du grand Sforza , auquel il dut en partiele repos plein de dignité dont il jouit dans sonfief de Busseto, où il mourut très-vieux en 1 4^7,