ÉCOLE DE BERGAME.
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jour où elle fut découverte aux yeux du peuple,non moins avide de satisfaire sa curiosité cpie sadévotion, on marchaprocessionnellement dans lesmes, comme s’il s’était agi d’honorer une reliqueonde conjurer un fléau ; et la popularité dont lepeintre et son patron étaient déjà l’objet, s’élevajusqu’à l’enthousiasme, dès qu’on put contemplerde près, sur son trône surmonté d’anges svelteset radieux, Marie véritablement pleine de grâces,et entourée de Saints parmi lesquels on distinguait,dans le saint Alexandre et dans la sainte Barbe, lesportraits d’Alexandre Martinengo et de sa femme,l’un et l’autre d’une exécution si parfaite, et d’uncaractère si bien en rapport avec le but et le tongénéral de l’ouvrage, que l’harmonie n’en était nul-lement troublée par cette intrusion. D’autres pein-tures, dans l’intérieur du couvent, servaient decomplément à celle-là, et leur perte est d’autant plusregrettable qu’elles représentaient des légendes dela vie de saint Dominique et fournissaient sansdoute une nouvelle preuve de la supériorité de l’ar-tiste dans ce genre de composition. On en peut direautant des fresques qu'il avait exécutées dans 1 é-glise des Franciscains, et cpii étaient sans doute desrépétitions ou des variantes de ce qu il avait faitquelques années auparavant à Saint-î lorian ; catce qui le distinguait entre tous les peintres de sonécole et de son siècle, ce n’étaient ni la hardiesse