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l’art chrétien.
pirations d’en haut sur l’artiste chargé d’accom-plir cette tâche religieuse et patriotique, qui futsans doute interrompue par des obstacles bienpuissants, puisqu’elle ne fut achevée qu’en iâi^,c’est-à-dire quatre ans après la convention dontnous avons parlé.
Or, cette interruption coïncide précisément avecle départ de Léonard pour Rome, départ glorieuxpar l’insigne dévouement que lui montrèrent sesélèves, entre lesquels se trouvait un Lorenzo dontl’identité avec celui qui nous occupe est mise horsde doute, par ce simple rapprochement de dates.Qu’il ait accompagné son maître jusqu’au bout,ou qu’il se soit arrêté en route dans quelque cou-vent de ses hôtes favoris, pour donner à son âme lespures jouissances dont elle était si avide, c’est surquoi il est impossible de se prononcer. En tout cas,son retour en Lombardie dut avoir lieu à peu prèsen même temps que celui de Léonard, et celui-cidisait son dernier adieu à l’Italie, l’année mêmeoù Lorenzo Lotto mettait la dernière main à songrand tableau, sur lequel, malgré les quatreannées d'intervalle, l’attente publique ne s’étaitaucunement refroidie.
Jamais peut-être, depuis qu’on avait porté entriomphe dans les rues de Florence la majestueuseMadone de Cimabue, on n’avait inauguré une œu-vre d’art avec autant de solennité que celle-ci. Le