Druckschrift 
3 (1861)
Entstehung
Seite
276
Einzelbild herunterladen
 

276

lart chrétien.

pirations den haut sur lartiste chargé daccom-plir cette tâche religieuse et patriotique, qui futsans doute interrompue par des obstacles bienpuissants, puisquelle ne fut achevée quen iâi^,cest-à-dire quatre ans après la convention dontnous avons parlé.

Or, cette interruption coïncide précisément avecle départ de Léonard pour Rome, départ glorieuxpar linsigne dévouement que lui montrèrent sesélèves, entre lesquels se trouvait un Lorenzo dontlidentité avec celui qui nous occupe est mise horsde doute, par ce simple rapprochement de dates.Quil ait accompagné son maître jusquau bout,ou quil se soit arrêté en route dans quelque cou-vent de ses hôtes favoris, pour donner à son âme lespures jouissances dont elle était si avide, cest surquoi il est impossible de se prononcer. En tout cas,son retour en Lombardie dut avoir lieu à peu prèsen même temps que celui de Léonard, et celui-cidisait son dernier adieu à lItalie, lannée même Lorenzo Lotto mettait la dernière main à songrand tableau, sur lequel, malgré les quatreannées d'intervalle, lattente publique ne sétaitaucunement refroidie.

Jamais peut-être, depuis quon avait porté entriomphe dans les rues de Florence la majestueuseMadone de Cimabue, on navait inauguré une œu-vre dart avec autant de solennité que celle-ci. Le