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3 (1861)
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ECOLE DE BERGAJIE.

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core la sévérité des types, et qui fait regretter queLorenzo Lotto, naturellement doué de facultéssi exquises, nait pas gardé jusquà la fin le mêmeéquilibre entre les traditions des deux écoles.

Entre son tableau dAsolo (i5o6)etles ouvragesimportants quil exécuta en 1 5 1 a dans la MarchedAncône, se trouve une lacune de six années quifurent sans doute passées en Lombardie, et virentéclore un bon nombre de ces gracieuses compo-sitions qui donnèrent tant de vogue à son pin-ceau (i), et dans lesquelles on ne sait sil fautadmirer davantage les portraits agenouillés oules demi-figures de saints et de saintes si admira-blement caractérisées.

Il est probable que la terreur répandue parles armes françaises dans les villes Lombardesaprès le massacre de Brescia, ne fut pas étrangèreà la résolution quil prit en i 5 12 daller chercherdans quelque couvent de la Marche dAncône lecalme nécessaire à sa pieuse et timide imagination.Jamais on navait vu hors du cloître un artiste siantipathique aux passions du siècle, et si dévorédubesoin des aspirations ascétiques ; aussi pendantses divers séjours dans cette partie de lItalie, quiparaît avoir eu pour lui un attrait tout particulier,

(I) Tassi dit quil y avait au palais Borghèse un tableau deLotto, daté de 1508, et représentant la Vierge avec saint Jérômedun côté, et, de lautre, un saint évêque qui lui présente un coeur.