ECOLE DE BERGAJIE.
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core la sévérité des types, et qui fait regretter queLorenzo Lotto, naturellement doué de facultéssi exquises, n’ait pas gardé jusqu’à la fin le mêmeéquilibre entre les traditions des deux écoles.
Entre son tableau d’Asolo (i5o6)etles ouvragesimportants qu’il exécuta en 1 5 1 a dans la Marched’Ancône, se trouve une lacune de six années quifurent sans doute passées en Lombardie, et virentéclore un bon nombre de ces gracieuses compo-sitions qui donnèrent tant de vogue à son pin-ceau (i), et dans lesquelles on ne sait s’il fautadmirer davantage les portraits agenouillés oules demi-figures de saints et de saintes si admira-blement caractérisées.
Il est probable que la terreur répandue parles armes françaises dans les villes Lombardesaprès le massacre de Brescia, ne fut pas étrangèreà la résolution qu’il prit en i 5 12 d’aller chercherdans quelque couvent de la Marche d’Ancône lecalme nécessaire à sa pieuse et timide imagination.Jamais on n’avait vu hors du cloître un artiste siantipathique aux passions du siècle, et si dévorédubesoin des aspirations ascétiques ; aussi pendantses divers séjours dans cette partie de l’Italie, quiparaît avoir eu pour lui un attrait tout particulier,
(I) Tassi dit qu’il y avait au palais Borghèse un tableau deLotto, daté de 1508, et représentant la Vierge avec saint Jérômed’un côté, et, de l’autre, un saint évêque qui lui présente un coeur.