l’art chrétien.
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le trouvons-nous toujours travaillant chez les moi-nes de saint Dominique ou de saint François, s’ins-pirant de leurs prières et des siennes, et suppléantpar ces inspirations à ce qui pouvait lui manquerencore du côté de l’enseignement positif. Pour sefaire une idée de l’essor que prit alors son talent,il faut voir, dans la petite ville d’Iesi près d’An-cône, les peintures qu’il exécuta pour les Frèresmineurs dans l’église de Saint-Florian, où il repré-senta le martyre de sainte Catherine avec cetteverve pleine d’onction qu’on retrouve dans toutesses compositions légendaires, surtout dans cellesde petites dimensions qui, se rapprochant plus dela miniature, ouvraient un champ plus libre à samystique imagination. Aussi a-t-il voulu repro-duire sur la Preclella , dans des proportions extrê-mement réduites et avec une incomparable finessede pinceau, la scène imposante qui fait le sujetdu tableau principal: sainte Catherine miraculeu-sement immobile, quand on veut la traîner versun lieu de prostitution. Les compartiments oùelle est représentée priant au tombeau de sainteAgathe et devant le préfet de la ville, ne sont pasmoins admirables, et nous aurons occasion designaler d’autres ouvrages non moins parfaits dumême maître dans lesquels, grâce à l'exiguïté desdimensions, il a pu réaliser son idéal sans tomberdans ses défauts habituels, qui sont l’indécision