272 l’art chrétien.
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à son dédain pour l’école Lombarde, a jetétrès-peu de lumières. On serait même tenté decroire qu’il a voulu dérouler ses lecteurs, en tai- 5 f'sant le nom de son véritable maître, qui fut cer- ^tainement Léonard, pour y substituer ceux de ^Bellini, de Paima et de Giorgione, dont les ou-vrages purent bien exercer sur lui quelque in- ^
fluence, mais dont il ne fut jamais le disciple. îlaDl
Tout ce qu’on pourrait admettre, c’est qu’il put ^
faire un premier apprentissage sous son compa- ^l 111
triote André Previtali (i), et qu’avant de se lais- J; 1 )^
ser absorber par la nouvelle école Milanaise, ileut une première manière, fruit des oscillationsentre les deux tendances auxquelles il fut alter- aitffl
nativement soumis. Les ouvrages de cette pre- lestp:
mière manière ne se trouvent ni à Milan ni à ■rats
Bergame, mais dans la Marche Trévisane, et l’é- slenii
poque de leur exécution paraît avoir coïncidé iolut
avec le long séjour que fit Léonard en Toscane 5^
après l’expulsion de Louis le Maure. Je me con- ï^,
tenterai de citer le tableau de l’église paroissiale (jj 011|
de Sainte-Christine dans le district de Trévise, et ^
celui d’Asolo dans la chapelle du baptistère, tousles deux remarquables, mais surtout le dernier,par une certaine grâce naïve qui n’exclut pas en- ^
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(1) Lorenzo Lotto a mis Venetus au bout de son nom dans quel-ques tableaux qu’il peignit hors des États Vénitiens. On comprendque cela ne prouve nullement qu’il soit né à Venise.