l’art chrétien.
270
dû paraître au jeune artiste, et non plus dans cetteattitude fière et martiale que la puissante imagi-nation d’André Verocchio avait saisie sur des tra-ditions vivantes et respectueusement recueillies.Ce fut ainsi que Bergame, bien que relevant de laRépublique de Venise, commença à chercher sesartistes dans l’école Milanaise, en attendant qu’ellepût en produire de son propre fonds. Pendantqu’Omodeo travaillait à la chapelle sépulcrale deBarthélemi Coleone, Bramante arrivait d’Urhin àMilan, et les Bergamasques, voyant la grandevogue dont il jouissait parmi leurs voisins, happe-laient à leur tour, en iZj.36, pour exécuter sur lafaçade principale du palais public des peinturesà fresque qui ont disparu depuis longtemps, ainsique les tableaux qu’il peignit pour les églises,entçe autres une Déposition de croix qui fut long-temps admirée dans une des chapelles de l’églisede Saint-Brancas. L’influence de Léonard , long-temps combattue par André Previtali, qui remplitde ses œuvres et de celles de ses élèves la plupartdes églises de Bergaifie, ne s’y manifesta pleinementque vers le commencement du xvi e siècle sous lesauspices d’Alexandre Martinengo Coleone, petit-fils, par sa mère, du héros dont nous avons vouluesquisser le portrait, et fils de ce Gérard Marti-nengo qui avait si vaillamment combattu à la Ri-cardina, et qui, pour prix de sa valeur et de son