Druckschrift 
3 (1861)
Entstehung
Seite
268
Einzelbild herunterladen
 

268

t,art chrétien.

se fertilisait par des cours deau qui facilitaient lesirrigations ; les bains si salubres de Trescorredevenaient plus accessibles à toutes les classes dela population; cétait un échange continuel debienfaits et de bénédictions. Sagissait-il de rece-voir des visiteurs étrangers, grands seigneurs ousouverains, que la curiosité ou ladmiration atti-rait auprès de lui dans ses vieux jours, cétait àMalpaga, autre château à sept milles de Bergame,quil allait traiter royalement ses botes avec sasuperbe escorte de six cents cavaliers, la plupartblanchis avec lui sous le harnois et tellementdévoués à leur chef, quon les voyait encore, oudu moins leurs débris, servir quatorze ans aprèssa mort, sous sa bannière et sous son nom.

Que dirai-je de la pieuse magnificence quil-' ploya dans son château de Martinengo il fitbâtir à grands frais des couvents et des églisespour les sœurs de Sainte-Claire et pour les reli-gieux de Saint-François, car il ne démentit jamaissa prédilection pour les ordres sévères et contem-platifs? Quant aux œuvres dart, dont il fit succes-sivement décorer ses palais et les édifices sacrésqui en obstruaient pour ainsi dire les approches,elles ont été ou livrées sans défense aux ravagesdu temps ou ensevelies sous les décombres; cestà peine si on en trouve encore quelques débrisdans le vieux château de Malpaga.