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t,’art chrétien.
se fertilisait par des cours d’eau qui facilitaient lesirrigations ; les bains si salubres de Trescorredevenaient plus accessibles à toutes les classes dela population; c’était un échange continuel debienfaits et de bénédictions. S’agissait-il de rece-voir des visiteurs étrangers, grands seigneurs ousouverains, que la curiosité ou l’admiration atti-rait auprès de lui dans ses vieux jours, c’était àMalpaga, autre château à sept milles de Bergame,qu’il allait traiter royalement ses botes avec sasuperbe escorte de six cents cavaliers, la plupartblanchis avec lui sous le harnois et tellementdévoués à leur chef, qu’on les voyait encore, oudu moins leurs débris, servir quatorze ans aprèssa mort, sous sa bannière et sous son nom.
Que dirai-je de la pieuse magnificence qu’il dé-' ploya dans son château de Martinengo où il fitbâtir à grands frais des couvents et des églisespour les sœurs de Sainte-Claire et pour les reli-gieux de Saint-François, car il ne démentit jamaissa prédilection pour les ordres sévères et contem-platifs? Quant aux œuvres d’art, dont il fit succes-sivement décorer ses palais et les édifices sacrésqui en obstruaient pour ainsi dire les approches,elles ont été ou livrées sans défense aux ravagesdu temps ou ensevelies sous les décombres; c’està peine si on en trouve encore quelques débrisdans le vieux château de Malpaga.