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l’art chrétien.
Gérard Dandolo pour le décider à rompre mo-mentanément avec Venise, la ville chérie de ThisbéMartinengo, sa femme, qui aurait voulu qu’il laservît toujours, parce que ses services y étaientsurtout récompensés par des témoignages publicsde reconnaissance et d’estime, par des fêtes dontil était à la fois le héros et le plus bel ornement,par des honneurs qui surpassaient ceux qu’onrendait aux rois étrangers, enfin par des marquesde confiance qui finirent par devenir tellementexcessives que son dernier conseil à la Républiquefut de ne jamais remettre entre les mains de per-sonne des pouvoirs aussi étendus que ceux donton avait eu l’imprudente générosité de l’investir.
A dater de a 4^8, Bergame devint pour lui lesiège d’une espèce de vice-royauté, dont les attri-butions presque souveraines n’auraient pas puêtre exercées plus noblement, si elles avaient étéhéréditaires. De là, il fut permis à l’aigle dedescendre de son aire avec ses trois aiglons, et defaire irruption en Romagne ou en Toscane pourrétablir des exilés dans leur patrie. Ce fut alorsqu’il remporta sa belle victoire de la Ricardinaqui mit le dernier sceau à sa réputation militaire.Dès son début dans la carrière, il avait passé pourintrépide ; après avoir battu les Français dans unerencontre et fait prisonnier Renaud Dresnay, leurcapitaine, il passa pour terrible, dit naïvement