ÉCOLE DE BERGAME.
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estime et de services réciproques, elle grandit parsuite de la courte guerre qu’ils eurent ensembleet dont Coleone sortit vainqueur à Caravaggio,parce qu’à la terreur de son nom et de son chocil ajouta pour la première fois la terreur de sesbombardes qui, jusque-là, n’avaient été employéesque pour l’attaque ou la défense des places fortes.Jamais peut-être, depuis les beaux jours de Rome,l’Italie n’avait vu aux prises deux adversaires sidignes l’un de l’autre. Aussi, quand le vieuxSforza sentit approcher sa fin, confia-t-il à sonancien rival, devenu son puissant voisin, la gardede ses enfants en bas âge, et sa veuve Biancapoussa la confiance encore plus loin, puisqu’elleinvita Coleone à venir gouverner le duché deMilan pour son pupille.
Il serait injuste d’exiger pour une vie commela sienne l’unité de but ou l’unité de drapeau.L’opinion publique de son temps était satisfaitepourvu qu’il ne déshonorât pas son caractère etsa profession par des spéculations ignobles, et nelui demandait pas une fidélité à toute épreuveenvers une république ou une dynastie insolente;car on savait que l’insolence était un tort inex-piable à ses yeux, et qu’autant il était doux avecles humbles, autant son regard était foudroyantet sa voix tonnante avec les superbes. Il n avaitfallu qu’une parole hautaine du dur Provéditeur