l’/VRT chrétien.
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uobie expiation des prévarications de sa jeunesse.Mûri avant le temps par les plus rudes épreuves,circonvenu dès le berceau par des spoliateurs etdes traît res, jeté en prison avec sa mère par les as-sassins de son père, il ne garda de ce souvenirqu’un redoublement de tendresse filiale pour lacompagne de sa captivité, qu’il eut ensuite le bon-heur de serrer souvent contre son cœur après sesvictoires. Quant aux injures paternelles qui étaientaussi les siennes et celles de sa famille, non-seule-ment il ne songea point à les venger, mais par unexcès de générosité, dont l’histoire des peuples lesplus chrétiens offre bien peu d’exemples, il necraignit pas d’élever à des postes de confiance lesfils et les petits-fils des meurtriers de son père,croyant fermement que ce remède était le plus in-faillible de tous contre le fléau des haines hérédi-taires.
S’il lui était aussi facile d’être magnanime pourses ennemis, il lui en coûtait encore moins del’être pour ses émules de gloire, aimant à fairehautement leur éloge et distinguant les plus dignesen plaçant leurs portraits dans sa maison. Ce futl>ar cette ouverture de cœur qu’il parvint àconquérir si bien celui de François Sforza,qu’il se forma entre ces deux grands hommesune amitié ou plutôt une fraternité d’armes, laplus chevaleresque qui fut jamais. Née d’une