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l’art chrétien.
qui dépassèrent tellement en lui la mesure com-mune qu’il y aurait eu matière à faire de lui un per-sonnage homérique ou même mythologique (i).Et quand on y aurait ajouté la louange qui lui re-vient pour la protection intelligente qu’il sutaccorder aux arts, on serait encore bien loin d’a-voir rendu complète justice à cette nature à la foissi droite et si passionnée, si impétueuse dans toutesses poursuites, y compris celle du vrai, si capablede dévouement et de désintéressement avec sesamis, de pardon et d’appréciation généreuse en-vers ses ennemis, en un mot, si richement douéede tous les nobles instincts du cœur et de l’esprit,qu’indépendamment de l’héroïsme de son carac-tère, il y aurait encore lieu à placer BarthélemyColeone parmi ceux qui ont mérité de laisserun long et bon souvenir dans la mémoire deshommes.
Dans un siècle où les condottieri occupèrentune si grande place et eurent souvent besoin de sefaire pardonner bien des choses à force d’exploitsguerriers, on peut dire de lui encore plus juste-ment que du grand Sforza, son compétiteur et sonami, qu’il atteignit l’idéal de sa profession, non-
(I) Son biographe le point admirablement :
« Saldo jiasso, vista superba risplendente per le ricclie ■urmi e
pennacchi soprà nobil corsiere . Occhi neri, nclla guardalura
ed acutezza del lame vivi, pénétranti, terribili. »