l’art chrétien.
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et de l’expiation un personnage agenouillé quisemble assister avec elle et saint Laurent à lascène sanglante de la flagellation. On ne peut rienvoir de plus noble et de plus pathétique. Lesfigures accessoires, réparties de chaque côté dugrand autel, sont dans le même goût, et rappel-lent les types les plus purs et les plus suaves del’école Ombrienne. On en peut dire autant desAnges qui portent les instruments de Ja Passion,et surtout de celui qui tient dans ses mains lalance et l’éponge. D’autres peintures, disséminéesdans l’église et dans l’intérieur du couvent, ontété exécutées en partie par Luini lui-même, enpartie par ses fils, Aurélio, Evangélista et Piétro,qui apparaissent ici pour la première fois commeauxiliaires et continuateurs de leur père.
Toutes ces fresques appartiennent à l’époquela plus avancée de la carrière de Luini, ainsi quecelles de Saronno et de Lugano , qui sont les der-nières productions connues de cet infatigable pin-ceau (i 525- i 53o). Quel que soit l’ordre chrono-logique que l’on assigne à chacune de ces grandescompositions, quiconque a eu occasion de lescomparer entre elles, n’hésitera pas à donner lapréférence à celle de Sainte Marie de Saronno, oùl’artiste a représenté Jésus-Christ enfant au milieudes Docteurs : la pose, le geste, le regard, le mou-vement de la figure principale , font presque devi-