BERNARDINO LUINI.
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et la manière de Francesco Francia , ou parce quela domination étrangère répugnait à son patrio-tisme? Aucun document, ni même aucune tradi-tion , ne nous fournit de réponse à ces questions,et nous sommes forcés de nous contenter de quel-ques conjectures fondées sur des rapprochementsde dates. Cet Alexandre, le meilleur des fds deJean Bentivoglio, et l’avocat impuissant de sonpère auprès du roi de France, avait eu de sonmariage avec Ippolita Sforza une fille nomméeAlessandra , devenue religieuse dans ce couvent,qui était comme le caveau funèbre de sa famille;elle y était à l’époque où Luini avait atteint la plé-nitude de sa renommée, et ce fut probablementson père qui choisit ce peintre, préférablement àtout autre, pour orner ce sanctuaire de peinturesconformes à l’esprit qui devait y régner (i).
Toutes ces tombes et toutes ces inscriptions fu-néraires ne rappelaient que des souvenirs amers,auxquels il fallait opposer un sujet qui exprimâtla sérénité dans la souffrance et la joie dans le sa-crifice. Tout concourait à redoubler la verve deLuini dans l'accomplissement de cette tâche; ilavait à peindre son héroïne favorite, sainte Cathe-rine d’Alexandrie, d’abord subissant son doublemartyre, puis initiant au mystère de la douleur
(fi Son père mourut à Milan, en 1532.