BURjV A.RDINO LU INI.
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pressé tristement contre le sein de sa Mère; elleest encore pins triste dans l’autre, où on la voittenant à la main un livre fermé qu’elle a compris,et fixant sur son Fils un regard plein de doulou-reux pressentiments (i).
Nous avons déjà parlé de la prédilection héré-ditaire de l’école Lombarde pour Sainte-Catherined’Alexandrie. Le fondateur en avait donné l’exem-ple, et personne n’exploila ce sujet si poétique etsi gracieux avec plus de bonheur et de ténacitéque Luini ; mais il se garda bien de commettre lamême faute que le Corrège, et, au lieu de seperdre, comme lui, dans l’exagération de la grâce,il s’attacha au côté sérieux et mystique de la lé-gende, et y trouva des inspirations que personnen’y avait cherchées avant lui. Dans la série destableaux où il a représenté cette héroïne chré-tienne, on reconnaît le même type fondamental,avec des nuances très-habilement ménagées; laSainte-Catherine du palais Borromeo offre un mé-lange de pureté virginale et de mélancolie calme,qui la rend doublement attrayante. Celle du palaisEsterhazy à Vienne a quelque chose de plus naïfet de plus épanoui; mais si l’on veut admirer lagrâce et la majesté réunies dans un même sujet,
0) Ce tableau pourrait être une réminiscence de celui du châ-teau de Compiègne.