BERNARDINO LUINI.
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parce qu’il comprenait que c’était le plus bel ou-vrage du fondateur de l’école Milanaise, et cpierien n’était plus propre à donner une juste idée dela sublimité de son génie (i).
Un autre sujet, qui dut saisir non moins vive-ment son imagination, fut celui de l’Hérodiade ;car la reproduction plus ou moins libre qu’il en afaite et qui se voit dans la tribune de la galeriede Florence, est certainement, sous le rapport dela perfection technique, le plus admirable chef-d’œuvre qui soit sorti de son pinceau. Il y a dé-ployé une énergie d’expression qui ne lui est pasordinaire, une finesse de travail qui défie la plusminutieuse critique, et il est parvenu à répandreun charme inexprimable sur une compositionqui semblerait ne devoir inspirer que de l’hor-reur (2).
Si, après avoir signalé les ressemblances entreces deux maîtres et la filiation artistique qui lesrattache l’un et l’autre, nous voulons apprécier lerôle que chacun d’eux a joué dans l’histoire delecole Lombarde, nous trouverons, dans leurs
(1) Le plus bel exemplaire est celui qui a passé du palais Aldo-brandini dans la galerie nationale de Londres. Il y en avait deuxautres à Milan, dont l’un a été gravé dans le recueil de Fuma-galli.
(2) 11 y a une autre Hérodiade de Luini dans le palais Borromeo,à Milan. La tête de saint Jean est tenue par 1 exécuteur, dont on