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l’art chrétien.
Frédéric Borromée parle avec enthousiasme d’une ' jjo
Sainte-Marie-Madeleine, dont le dessin était peut-
être de la main de Léonard, mais qui était devenu, ;l
entre celles de Luini, un chef-d’œuvre digne d’ètre '
, ,, ... [)#compare avec tout ce que 1 art avait ïamais pro-
, . * , , v V
duit de plus partait (i).
11 fut, entre tous les élèves ou les imitateurs de ^Léonard , celui qui s’attacha le plus à la repro*duction de ses compositions symboliques. Il |,flice ’prend aussi le jasmin pour sa fleur favorite; il en * cW1couronne aussi ses personnages allégoriques, où ;i,lt( i 01il la met dans la main de l’Enfant Jésus qui la pré- ti * eisente tantôt au petit saint Jean, tantôt à un dona- ait ! ultaire agenouillé. L’un dés plus‘fameux tableaux i'-® ec
du maître, celui qu’on a coutume de désigner ar- 3®
bitrairement sous le nom de la modestie et la va- ableri
nité, a été reproduit par Luini avec une si éton- tu),
nante perfection, qu’on hésite encore aujourd’hui iptèsià l’attribuer à un autre pinceau qu’à celui de «usma
Léonard lui-même. C’est à peine si l’œil le plus à l'un
exercé peut se défendre de la même hésitation, dis
en regardant le groupe de l’Enfant Jésus, se jouantavec saint Jean et son petit agneau ( 2 ), et ce bustedu Christ, qu’il a répété si souvent, sans doute
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(t) Quo Leonardi penicillum præfert, à quo fortassè Luinus '‘"i
lineamenta descriptionem sumpsit, existimantque periti nihil intotâ arle ferè hodiè reperiri pulchrius.
(2) Dans la collection de l’Ambroisienne.
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