BERNARDINO luini.
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a signalées dans l’ouvrage incomplet de Vasari,celle-ci est à la lois la plus impardonnable et laplus incompréhensible. On lui en veut d’être en-tré dans des détails biographiques si minutieuxsur des artistes de second et de troisième ordre,dont le principal mérite était d’avoir appartenu àla même école que lui, tandis qu’il accorde àpeine une mention courte et dédaigneuse à unpeintre comme Luini, dont les œuvres, fraîche-ment écloses , s’étaient, pour ainsi dire, imposéesà son admiration , ou du moins à son apprécia-tion; car à l’époque où il visita Milan , en 1 565,ses yeux devaient les rencontrer partout, dans leséglises, dans les oratoires, sur les places publi-ques, sur les façades des palais et des hospices ; etde plus, il devait être témoin et de l’admirationdes Milanais pour tous ces ouvrages, et de leurrespect pour la mémoire de celui qui les avaitexécutés. Pour que tous ces motifs réunis n’aientpas produit leur effet sur l’esprit de Yasari, il afallu quelque chose de plus que les rivalités d’é-cole; il y a, dans l’histoire des artistes, commedans celle des poètes, des antipathies mystérieuses,qui sont la source et la clef de beaucoup d incdù-séquences.
Que Luini ait été l’élève immédiat de Léonard,ou qu’à force d’admiration et d’étude il se soitapproprié son style et sa manière, suivant la me-