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3 (1861)
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lart chrétien.

la galerie de Brera, semblent ny avoir été misesque pour faire reléguer Gaudenzio Ferrari parmiles artistes les plus médiocres de lécole Milanaise.Heureusement pour sa mémoire, son tableau duMartyre de sainte Catherine est pour contre-ba-lancer, et même pour effacer limpression produitepar les trop nombreux monuments de sa déca-dence. Nous avons dit et nous aurons occasion derépéter ailleurs que la légende de sainte Cathe-rine fut un des thèmes favoris des artistes Lom-bards. Ceux qui en préféraient le côté gracieux,peignaient sou mariage ; ceux qui aimaient mieuxexploiter le côté sérieux, peignaient son martyre.Le premier sujet avait été traité par GaudenzioFerrari, dans ses jours de ferveur naïve, quand ilavait foi à ses propres inspirations, dans léglisede saint Gaudenzio, son patron. Il en résulta unchef-dœuvre quon peut admirer encore aujour-dhui, et dont la réminiscence dut agir sur lima-gination de lartiste, à la manière de ces sons ma-giques et lointains, qui réveillent des impressionset des images quon croyait effacées depuis long-temps. Voilà comme je mexplique le bonheuravec lequel lartiste a traité le second sujet, cest-à-dire le Martyre de sainte Catherine, qui futcomme le dernier éclair, vraiment lumineux, dunbeau génie prêt à séteindre.

Bernardino Luini. De toutes les lacunes quon